Enfants de l’Univers

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Je suis est un état constant et en changement permanent. Je suis là, je suis vivant en cet instant et j’en ai conscience. Ce n’est pas un état qui change du jour au lendemain, pourtant : notre être subit des changements constamment d’un moment à l’autre. Ce qui me définissait hier n’est plus tout à fait ce qui me définit aujourd’hui et ce qui me définira dans à peine quelques secondes. D’ailleurs, qu’est-ce qui me définit ? Définir implique mettre des limites à ce que je suis et en déterminer une description précise et définitive. En perpétuel mouvement, est-ce vraiment possible de définir un être dans son intégralité ? À l’image d’un enfant, l’être humain, peu importe son âge, est dans une phase constante d’apprentissage et d’évolution. L’école de l’homme n’est autre que la vie elle-même. Et si la vie est son école, qui est donc son maître ? L’Univers. En observant l’Univers, l’être humain en apprend davantage sur lui-même ainsi que sur le monde et prend le temps d’apprendre et de comprendre qu’il n’est pas si différent de l’Univers, comme il pourrait le prétendre ou le croire s’il ne prend en considération uniquement ce que ses yeux perçoivent.

Des êtres illimités

De manière générale, nous pourrions dire que ce qui définit un être est l’accumulation de ses expériences, des actions qu’il a entreprises et des pensées qu’il a émises tout au long de sa vie. Enfin… en théorie, cela pourrait être ainsi, mais nous savons tous que très peu de personnes se soucient vraiment des pensées que l’on émet, préférant de loin nous associer aux dettes que nous avons ou non accumulées !

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De nos jours, nombreux sont ceux encore à s’intéresser et à vous définir par la richesse de votre compte en banque plutôt que par la richesse de votre réflexion, gentillesse ou imagination ! Cette manière de penser est davantage attachée au passé des êtres qu’au moment présent ; elle ne prend point en considération le changement et l’évolution des hommes et des situations ; elle condamne ainsi tout être humain à être défini par l’ensemble de ses actions passées. Mais nous le savons tous : nous ne sommes pas limités à ce que nous avons vécu ! Cela ne nous définit absolument pas intégralement, cela définit uniquement une situation à un instant T qui a engendré une action et une réaction de notre être. Nous sommes bien plus que toutes les erreurs que nous avons pu commettre et que nous continuerons à commettre, car elles font partie intégrante de notre enseignement et nous aident à révéler chaque jour un peu plus notre véritable identité. Toutes les actions peuvent être définies sur l’instant où elles ont été effectuées. Ces actions ne sont plus attachées à notre être, mais à ce que nous avons été sur l’instant. Et ces actions seront destinées à se répéter continuellement tant que nous n’opérerons pas un réel changement de notre être. Un changement qui transformera notre vie et laissera place à l’évolution, annihilant ainsi ces situations récurrentes qui n’ont de but que de nous refléter ce que l’on pense. Tant que nous n’accepterons pas d’adopter une nouvelle vision de nous-mêmes et du monde, tant que nous n’embrassons pas le changement : nous resterons ancrés dans les limites du temps et de l’espace et tous nos vieux démons referont tôt ou tard surface.

À mon sens, l’unique et véritable définition de ce que nous sommes est que nous sommes tous des enfants de l’Univers. C’est une constante de l’Univers dont l’espace et le temps n’ont aucune influence : nous sommes d’éternels enfants et, quel que soit notre âge, nous serons toujours en enfance aux yeux de l’Univers.

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Lorsqu’on me suggère de prendre telle ou telle nationalité, j’ai pour habitude de répondre : « Quelle importance ? Je suis un habitant de la Terre. Les origines, les nationalités, les différences culturelles… Je ne vois aucune barrière, aucune frontière. Je me considère avant tout comme un citoyen du monde, comme un enfant de l’Univers. » Posons maintenant la question : « Qui es-tu ? » à quiconque. Que va-t-il vous répondre ? Il commencera certainement à vous annoncer son nom et son prénom, sa date et son lieu de naissance, etc. Dès l’instant où nous ne nous voyons qu’à travers ce flux d’informations éphémères et dérisoires, nous nous imposons des limites et définissons notre être à travers de futiles descriptions qui ne révéleront jamais avec exactitude ce que nous sommes réellement. La manière de penser et d’agir présentement en révèle beaucoup plus sur une personne que tout ce qu’elle a pu vivre auparavant. Ainsi, nous restons ouverts au champ de toutes les possibilités et nous pouvons percevoir les êtres tels qu’ils sont en cet instant précis. Demain, ils ne seront peut-être plus les mêmes. Mais ce qui restera constant c’est que nous sommes tous impliqués dans un processus d’apprentissage perpétuel sur nous-mêmes et sur le monde qui nous entoure.

Nos seules limites sont celles que nous nous créons. Nous sommes notre propre limite. Nous pourrions également considérer comme limite ou enveloppe de protection ce corps d’emprunt qui filtre sans cesse les informations pour que nous puissions vivre notre expérience humaine en explorant des sens nouveaux et des dimensions nouvelles, adaptées à notre portée et vision d’enfant.

A lécole de la vie

La vie est l’école de l’être qui apprend à devenir humain ou de l’humain qui réapprend à être – ce qu’il a toujours été : une représentation de l’Univers matérialisée pour mieux le réintégrer. Ce n’est pas si étonnant de voir autant d’êtres désorientés par l’espace, le temps et cette dimension si dense qu’ils en oublient leur provenance. Les difficultés qu’ils rencontrent tout au long de leur vie ne se produisent pas pour les déstabiliser ou aller contre leur volonté, elles ont lieu parce qu’ils vont contre eux-mêmes et se refusent d’être à l’image de l’Univers : des êtres illimités, créatifs et plein d’amour.

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Un enfant est dans l’âge de l’innocence. Il est tout simplement, sans penser à toutes les notions et valeurs que nous avons acquises de par notre éducation, environnement et expériences personnelles. Ce sont les êtres les plus purs que nous pouvons rencontrer ici-bas. Ils n’éprouvent aucune malveillance et lorsqu’on leur sourit : ils vous renvoient allègrement un sourire en retour. Un enfant c’est l’Univers à l’état pur : une concentration d’énergie et d’amour qui répand gracieusement une lumière aux alentours. Les enfants ont tellement de choses à nous apprendre ! N’oublions pas que tout être a connu cet état d’innocence (et de bienveillance). Certains le perdent en grandissant, mais il est ancré en nous pour toujours. Quand je vois des êtres en souffrance, je vois leur enfant intérieur en mal d’amour. Nous conservons tous notre âme d’enfant, il n’y a que notre corps qui change physiquement. En grandissant, nous prenons bien évidemment conscience de beaucoup de choses, mais notre enfant intérieur demeure en nous et nous suit comme notre ombre. Et si nous négligeons son importance, il ne peut agir positivement sur notre existence. Nous devons l’écouter et lui fournir de la lumière, d’où l’intérêt de réaliser ses rêves. Notre véritable évolution est de revenir à l’essentiel. Cette essence représentée à travers les yeux d’un enfant qui ne juge point et qui reflète un amour inconditionnel.

L’être humain est dans un processus constant d’apprentissage. Et toutes les étapes de sa vie le mènent immanquablement à répondre au mieux à la question suivante : « Qui suis-je ? » Je suis ne trouvera vraiment de sens qu’à la fin de notre existence. Quelles que soient les circonstances, une forte énergie pousse l’être humain et l’encourage à vivre ses expériences ainsi qu’à se dépasser, à repousser ses propres limites. Quoi qu’il puisse vivre, il ne sera jamais seul, car l’Univers veille constamment sur lui et le guide.

Toutes les épreuves que nous vivons nous aident à grandir, à mûrir et sont des opportunités d’évoluer. Nous pouvons décider d’aller contre la vie et donc contre soi-même ou nous pouvons décider de suivre l’exemple de notre immense figure maternelle ou paternelle : l’Univers. L’Univers ne portera jamais de jugements envers les choix que nous déciderons de faire, nous sommes notre propre juge, altérant, freinant ou permettant notre évolution dans ce cycle riche d’enseignements. Notre crainte de la grandeur, des autres, du monde extérieur nous empêche de croître tel que nous le pourrions si notre peur ne gouvernait pas notre cœur. N’est-ce pas notre pouvoir créateur qui nous fait peur ? Un enfant avec un trop grand pouvoir dans les mains et une grande responsabilité, n’aurait-il pas peur ? Il refuserait certainement ce pouvoir, préférant demeurer un peu plus de temps dans l’innocence de son enfance. N’est-ce pas le cas de la majorité des gens ? Notre conscience en sait bien plus que nous ne pourrions le prétendre, mais nous désirons rester encore un peu plus dans l’inconscience de notre véritable provenance. Pourtant, la pleine conscience nous délivre de toutes nos souffrances. Et l’homme, en pleine conscience, comprendrait qu’il n’est rien d’autre qu’un enfant de l’Univers et que tout l’Univers se reflète à travers ses yeux.

Nous traînons tous des blessures d’enfance et notre vie entière est bâtie selon l’amour que nous avons reçu ou non étant enfant. Combien d’entre nous gardent secrètement ces blessures pensant qu’elles se guériront en les oubliant ? Le seul remède qui peut panser nos plaies ouvertes est définitivement l’amour. Il n’est pas nécessaire que cet amour vienne des autres, il doit avant tout provenir de soi-même. Qui mieux que soi est capable de pallier à ce manque qui nous fait croire que nous sommes des êtres incomplets ? Nous avons en nous toutes les ressources nécessaires puisque nous sommes à l’image de l’Univers. Tel un enfant qui apprend à marcher dans la bonne direction et dans les meilleures conditions, tout ce dont nous devons avoir conscience pour être dans le bon sens c’est de faire confiance. Tout est parfait dans l’ordre des choses de l’Univers. Faisons-lui confiance et vivons toutes les expériences en sachant qu’elles sont toujours pleines de bon sens. Aimer en toutes circonstances : voilà sans doute la meilleure explication de ce que nous sommes venus apprendre ! Tant que l’amour ne surpassera pas toutes les souffrances et les différences des hommes, ceux-ci resteront d’éternels enfants en pleine croissance et vivront répétitivement la phase de la crise d’adolescence !

Comme tout enfant, l’homme, conscient ou inconscient, fera ce qu’il croit être bon et juste. Nous faisons tous de notre mieux sur Terre. Chacun évolue à son propre rythme et a besoin de temps pour se reconnaître. Ne nous jugeons pas trop sévèrement et acceptons-nous tels que nous sommes : des êtres en constante évolution, libres de choisir qui nous voulons être. Notre être profond, lui, restera toujours le même : une partie intégrante de l’Univers, un enfant qui a besoin d’amour et de lumière pour s’épanouir et devenir la meilleure version de lui-même.

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Rédigé par Leandro De Carvalho
 Retrouvez l'intégralité du texte dans le livre
 "7 pensées qui ont changé ma vie", disponible prochainement sur www.lysonseditions.com 

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