Comment trouver sa propre voie ?

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C’est une question qui nous importe énormément et nous pouvons passer un bon nombre d’années sans avoir une réponse claire. Et pourtant, notre voie nous est rappelée à chaque instant par notre entourage proche, notre environnement et certains événements qui nous arrivent sans même que nous en comprenions le sens. Comment peut-on faire pour comprendre ces événements et déchiffrer le message qu’ils veulent nous communiquer ? Comment reconnaître les aptitudes dont nous n’en avons pas encore conscience ? Comment savoir si nous pouvons exceller dans cette voie plutôt qu’une autre ? Pourquoi passons-nous par d’autres étapes avant d’arriver à ce qui est le mieux pour nous ? Pourquoi ignorons-nous le sens des événements qui nous arrivent, et pourquoi refusons-nous d’admettre l’évidence ? Trouver sa voie implique, en effet, qu’elle nous paraisse comme une évidence. Quelle est cette évidence ?

Un retour aux sources

Pour savoir quelle est cette évidence que nous attendons impatiemment de voir surgir devant nos yeux, nous devons remonter à la source de notre enfance. Pensez à ce que vous aimiez faire quand vous n’étiez qu’un enfant, un petit être innocent qui ne pensait qu’à s’amuser et qui avait déjà des goûts bien affirmés. Vous souvenez-vous ?

Ce n’est que vingt-sept ans après ma naissance que je me suis posé cette question et que j’ai pu constater qu’à l’âge de cinq ans que ce que j’aimais faire c’était dessiner. L’écriture est venue un peu plus tard mais je vous expliquerai dans quelle condition et vous comprendrez en quoi les événements peuvent nous faire changer radicalement de direction. Eh bien, figurez-vous qu’à cet âge-là j’avais même remporté le deuxième prix d’un concours d’illustration ! Tout cela, je l’avais complètement oublié avec les années jusqu’à ce que j’aie eu la « révélation » de reprendre le dessin et l’écriture. Bien évidemment, beaucoup d’enfants dessinent à cet âge-là, me diriez-vous, et tout le monde n’est pas fait pour entamer une carrière de dessinateur ou d’écrivain. Cependant, durant l’enfance nous savons exactement ce que nous aimons faire et nous ne nous posons aucune question quant à savoir si notre amusement peut devenir un métier ou non.

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L’amusement est le travail de l’enfant. A l’âge adulte, nous pensons à tort que nous ne pouvons pas avoir un travail qui nous amuse, il faut qu’il soit avant tout rémunérateur. C’est une autre croyance totalement fausse ! Notre travail doit être amusant, il doit nous faire oublier les heures qu’on lui consacre aveuglément et avec grand plaisir, il doit être une source d’épanouissement et de bien-être. Se souvenir de ses rêves d’enfant peut nous aider à trouver notre « voie », à condition de savoir écouter la voix de son enfant intérieur.

Le sens de notre cheminement

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Pendant sept ans j’ai consacré ma vie à exécuter un travail qui n’était pas fait pour moi, et ce malgré mes capacités à exceller dans le milieu de la restauration. C’était un travail alimentaire, comme on dirait communément. J’ai fait le travail, pour lequel je m’étais engagé, du mieux que j’ai pu bien que mes passions dévoraient mon esprit et tiraient la sonnette d’alarme pour me dire que je n’étais pas à la place qui me correspondait le mieux. Et, combien de fois les clients que je servais me répétaient-ils, non sans raison : « Tu n’as rien à faire là ! » Non pas parce que j’étais un mauvais serveur mais parce qu’ils estimaient, mieux que moi, que j’avais des aptitudes que je pouvais utiliser dans un domaine autre que celui de la restauration.

J’ai alors décidé de créer mon entreprise de photographie ; un domaine qui m’était totalement inconnu avant que je décide d’un coup de tête d’investir dans un appareil photo professionnel. Une folie selon mes proches ! Je ne me suis pas laissé décourager et, confiant, la photographie a considérablement arrondi mes fins de mois. C’était devenu une manière de m’évader du quotidien mais je ressentais, au fond de moi, que ce n’était toujours pas ma véritable « voie ». Néanmoins, lorsqu’une idée me traverse l’esprit : je suis cette idée, je me donne au maximum, je vais jusqu’au bout des choses et je vois où elle veut m’emmener.

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Je vais vous confier un autre secret : je n’ai jamais aimé lire et écrire avant l’événement de ma première déception amoureuse. Les sentiments qu’elle avait provoqués en moi m’avaient poussé à écrire mes émois, comme une thérapie et un exutoire. Et vous savez quoi ? C’était un mal pour un bien car qu’est-ce que j’ai aimé écrire ! J’ai compris, au terme de deux années de souffrance où je me suis soigné grâce à l’écriture et à la lecture, que cette fibre littéraire était en moi depuis toujours et que je ne le savais même pas.

A l’adolescence, j’ai été convaincu que je voulais absolument être réalisateur de films et cette idée a perduré une bonne dizaine d’années durant laquelle j’ai fait une école de cinéma, j’ai réalisé plusieurs courts-métrages dont trois que j’ai présentés au prestigieux festival de Cannes et j’ai vécu cette passion en dépassant constamment mes limites. Était-ce ma voie ? J’en suis toujours convaincu : je devais passer par là. Depuis toujours j’ai écrit des histoires que je voulais partager avec le monde. Elles prenaient la forme de scénarios et de story-boards car je désirais à tout prix qu’elles soient racontées sous forme de films. Peut-être voyais-je trop loin et souhaitais sauter les étapes. Je voulais aller trop vite ! J’étais pressé et dans l’urgence. J’étais convaincu d’envisager ma carrière sur le long terme mais je n’exécutais que des actions qui donnaient uniquement des résultats sur le court terme. En fait, la vie avait conscience que j’étais un homme pressé et elle répondait à mon besoin d’urgence ; elle allait dans mon sens !

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Que nous désirions bâtir une carrière dans la médecine, dans la finance, dans l’artisanat ou bien dans l’artistique, peu importe, la vie ne nous refusera rien ; elle trouvera toujours des moyens subtils de nous rappeler que nous avons une autre voie que nous pourrions suivre si nous ne craignions pas de tout perdre et de se réinventer. Quels que soient les choix que nous décidons de faire, à contrecœur ou non, notre « voie » profonde saura se faire entendre et capter notre attention. Ce qui nous importe, alors, c’est de ne pas perdre trop de temps à la découvrir. Ceci étant, tout vient en temps et en heure. Si nous refusons de voir l’évidence, c’est simplement que nous ne sommes pas prêts, que nous devons passer par d’autres chemins avant d’arriver à cette prise de conscience qui changera notre vision. Notre propre voie se trouve là où nous serions sans toutes les limitations financières, psychologiques ou physiques ; elle est là où nous serions heureux, tout simplement. Que feriez-vous si vous n’aviez aucune limite ? Faites-le ! Toutes les expériences de la vie nous préparent à accueillir le meilleur ! La vie va toujours dans notre sens ! Et quand bien même nous nous égarions : on s’égare pour mieux se retrouver. Toutes les voies mènent à soi.

Rédigé par Leandro De Carvalho.

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